UNION INTERRÉGIONALE DES LIEUX À VIVRE (UILV)

Argumentaire– Rappel historique

Vers une reconnaissance des « Lieux à Vivre »

ou

La longue marche des Lieux à vivre

         1 –Vers la fin du premier millénaire ou au début des années 2000, face à la montée de la précarité, à la multiplication des situations sociales apparemment sans solution « classique », face au développement du nombre des personnes à la rue (SDF ou sans-abri), des constations d’évidencesont progressivement émergé, notamment dans plusieurs régions du Sud de la France (PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées) à travers les échanges et les réflexions menées par l’association « Voisins et Citoyens en Méditerranée (VCM) :

        –  constat de l’insuffisance, en volume, de l’offre d’hébergement existante, en dépit de la progression du nombre de places en CHRS et/ou maisons-relais ;

    – constat aussi de l’inadaptation de cette offre à la situation de certains publics : conditionnalité de l’accueil, limitation de l’hébergement en durée, imposition de certains horaires ou de certaines obligations (règlements intérieurs) auxquelles ces personnes ne pouvaient ou ne voulaient pas se soumettre ;

   – constat de l’évolution de la demande sociale : évolution des publics, rajeunissement et, en même temps, vieillissement de certains publics, féminisation des personnes à la rue, afflux de personnes d’origine étrangère, problématiques liées aux personnes sortant de services psychiatriques, sortants de prison… Evolution aussi des demandes ou des attentes : coexistence de clochards, de routards, de sans-abri, de personnes expulsées… ;

   – constat que le « temps » des structures et des institutions n’est pas le « temps » des personnes en errance sociale : l’insertion (si tel est le but de l’action sociale) demande du temps dans la durée et parfois un temps très long, ce qui n’est pas forcément en adéquation avec la poursuite d’objectifs voulus par les pouvoirs publics (et les échéances électorales) comme par les institutions qu’ils financent, pour lesquels l’insertion se limite trop souvent à la seule insertion professionnelle (remise sur le marché du travail) fut-elle partielle, temporaire et insatisfaisante : l’objectif poursuivi par les « lieux à vivre » est bien la promotion des personnes dans le respect de leur identité, de leur choix, de leur dignité, de leurs difficultés et de leurs potentiels en tant que personnes humaines ; Lire la suite….

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