Rencontre RSB – 7 décembre 2019

Merci de partager

D’abord deux points d’actualité :

vous savez sans doute tous déjà que nous avons signé il y a cinq semaines l’acte de donation du domaine de Manissy par les Pères Missionnaires de la Sainte Famille au mas de Carles (plus précisément au Fonds de Dotation Joseph Persat). C’est une histoire qui se poursuit entre Joseph (qui a été élevé par les Pères Missionnaires de la Sainte Famille), Carles et Manissy (où Joseph a résidé dans le temps de sa formation au séminaire d’Avignon). C’est un honneur. Et c’est une charge : celle d’accompagner les Pères « usque ad mortem » ; et celle de redonner un élan et une vie à cette maison. Nous aurons l’occasion d’en reparler.

il y a deux mois, nous avons été mis en demeure, par la DDCS du Gard (Direction Départementale de la Cohésion Sociale), de trouver ailleurs l’argent que ce service d’Etat nous attribuait, au prétexte que nous ne remplissions pas la totalité des engagements CHRS (Centre d’Hébergement et d’Insertion Sociale, la forme officielle d’hébergement et d’accompagnement) : ce qui est réel puisque nous ne sommes pas CHRS mais « Lieu à Vivre ». Cela nous met très clairement en difficulté, puisque la somme retirée équivaudrait à la paie des permanents salariés de l’association (un tiers de nos revenus). Pour tenter de faire avancer la question, les élus (VLA, Pujaut, Avignon, autour de la sénatrice) ont convenus qu’ils iraient rencontrer le préfet du Gard. Un document est à votre disposition pour vous proposer des éléments de réflexion pour écrire chacun à la DDCS 30 et au préfet du Gard. Une belle occasion pour que chacun accepte de prendre sa place dans la défense de la maison et de ses objectifs. Une manière d’entrer de plein pied dans la thématique que nous nous proposons d’approfondir ce matin.


La place de chacun

Comment intituler cette rencontre qui, de l’entre-nous, voudrait ouvrir à plus large et plus conséquent ? « Le seuil » a suggéré une bénévole, frappée par les changements qui affectent la maison.

Qui affectent la maison ?

Oui surement, nous y reviendrons.

Mais peut-être pas seulement. Car des changements « fracassants » (qui fracassent nos idées et notre sens de l’autre) affectent également l’extérieur de la maison.


Espace et traces

Et d’abord cette petite certitude : la place de chacun, c’est d’abord la place du lieu qui nous accueille.

Une place de terre pauvre à qui la patience des hommes de la maison a permis de produire régulièrement et de plus en plus.

Avec le troupeau de chèvres, c’est notre inscription dans la continuité de ce qui faisait vivre les « demoiselles » qui ont voulu que ce lieu soit l’héritage de Joseph. Et le nôtre.

C’est encore la trace de l’histoire locale, qui s’inscrit en creux dans son sol : ces carrières qui ont été le lieu d’édification du palais des papes et de certaines bâtisses d’Avignon et de Villeneuve. Un espace où près de 800 ouvriers ont été employés.

Plus proche encore c’est l’histoire de Joseph qui a exporté au mas ce qu’il avait rapporté de son éducation chez les Pères missionnaires de la Sainte Famille qui l’ont élevé : si tu vis avec nous, tu participes à ta mesure à nourrir la maison par la culture du maraîchage, etc.

Oui, comme le rapporte un des écrits de l’atelier d’écriture :

« Que de traces inscrites en ce lieu !

Les traces des carriers

Traces de doigts usés

Traces de machines rudimentaires qui arrachent les calcaires

Traces du sabot des chèvres

Traces d’une mer retirée il y a si longtemps.

Traces du pas hésitant d’un homme rendant grâce

Traces d’hommes recherchant la paix

Traces devenues innombrables… » [1]

Avant nous, d’autres ont écrit ce qui est maintenant devenu une page de notre histoire commune. L’oublier serait nous amputer d’une part de nous-mêmes. Ou croire que nous ne sommes ni héritiers ni dépositaires de l’histoire des femmes et des hommes qui nous ont précédé. Réduire notre histoire aux seules pages que nous avons écrites. Ce qui ne serait jamais qu’une manière mensongère de vivre aujourd’hui. Demain a besoin d’hier et d’aujourd’hui pour s’écrire en vérité. C’est bien ce qui est inscrit sur la pierre en arrivant au mas, en haut des escaliers, le testament des résidents :

« Je laisserai à ceux qui viendront,

aujourd’hui ou demain,

des champs,

des oliviers,

un troupeau de chèvres,

de beaux murs,

un toit pour se mettre à l’abri.

Je laisserai à ceux qui viendront,

aujourd’hui ou demain,

une expérience partagée

apprise de ceux qui m’ont précédé,

un savoir faire commun,

des histoires de vies

où chacun aura mis sa pierre à l’édifice :

le souvenir des hommes

qui ont bâti le Mas de Carles

Alors je dis à ceux qui viendront,

aujourd’hui ou demain :

 « C’est en apportant votre contribution

que vous  ferez l’histoire

de ce lieu à vivre. »

Manu et les résidents

Qu’est-ce qui peut nous faire dire, aujourd’hui, que nous sommes de Carles ? Qu’est-ce que ce lieu nous fait reconnaître de nous-mêmes ? Qu’est-ce qui empêcherait que nous nous laissions assimiler à ce lieu ?


Dehors

Cette part d’histoire et de traces vient dialoguer avec le dehors, « l’extérieur » qui est aussi le lieu de nos origines (aucun de nous n’est né à l’intérieur de cette maison, sinon à une forme de vie renouvelée, ce qui n’est pas rien, je l’admets). Et dans cet extérieur viennent en premières places nos réseaux (client, lieux à vivre, l’agricole bio…). « Et j’ajoute, j’ajoute… » :

les évolutions vers le tout numérique (dont un certain nombre de personnes sont exclues par manque de savoir-faire) ;

le fichage désormais porté comme une évidence par beaucoup, au nom de la sécurité nationale, allant jusqu’à la dénonciation des pratiques « illégales » d’accueil des migrants (voir arrêté voulant soumettre les SIAO à la communication de leurs listing d’accueil pour y repérer les contrevenants et soumettre les associations au risque d’un procès pour « aide illégale à l’immigration ») ; malgré analyses et objections contraires, chacun ne veut retenir de ces thèmes que le gain politique qu’il peut en retirer !

le rôle des institutions (Etat et collectivités territoriales) qui lentement se désengagent de leur responsabilité et de l’ancien pacte républicain qui consistait à soutenir les plus pauvres, parce que certains choix d’Etat contribuaient à l’appauvrissement de certaines parties de la populations sans qu’ils soient directement responsables de cet état des choses.

Cela renvoie les perdants de ce « refus » (qui pourrait aujourd’hui couter près de 400.000 € à l’association) vers l’hypothétique soutien du privé, d’un mécénat qui préfère les réalisations visibles au soutien régulier des petites associations comme les nôtres !

Ou bien (comme avec le Conseil Départemental) nous nous retrouvons au cœur d’une confusion qui veut ignorer ce qu’est une association d’hébergement, par exemple, pour nous proposer de nous transformer en « guichet » pour le PôleEmploi (notre refus nous a coûté 20.000 €) ;

la prise de contrôle grandissante des grandes institutions marchandes et financières qui s’exprime par la philanthropie. Une manière de nourrir la belle schizophrénie qui devient récurrente : dénonçant le poids et le prix payé par les plus pauvres devant les exigences du monde marchand capitalistique, nous reculons de moins en moins à donner notre accord à tel ou tel financement qui est à la source de leur pauvreté. En toute bonne foi, évidemment ! Ce fut pour partie, le débat avec le CNLE (Conseil National de Lutte contre les Exclusions) à propos de notre reconnaissance OACAS (Organisme d’Accueil Communautaire et d’Activités Solidaires qui reconnaît l’activité dans nos maisons) : on vous reconnaît si vous prouvez votre capacité à « marchander » vos productions ! Ce contre quoi nous avions protesté. Mais là aussi il y avait un piège : passé à la moulinette OACAS, le peu que nous fassions devenait éligible à l’impôt (fût-il « surbaissé » pour l’occasion) !

Dans ces questions et ces doutes posés sur notre pratique quels aspects nous paraissent plus critiques ? Comment ce dehors vient modifier nos modes de relations avec l’intérieur (avec les résidents, les bénévoles, les salariés et leurs interrelations) ?


Dedans

Bien sûr tout cela et bien d’autres choses encore a un impact non négligeable sur la maison et nos propositions d’organisation interne, de reformulation des conditions de l’accueil par notre association. Cela est à l’origine de la réflexion toujours en cours que nous avons intitulée « Carles 2025 » :

la proposition des lieux à vivre est née de l’écart sans cesse grandissant entre la proposition des institutions et les personnes que ces propositions laissent sur le bas-côté de la route ; et l’habilitation OACAS est venue ratifier ce choix et lui donner légitimité (par-delà le coût prévisible de l’opération, pour lequel nous n’avons pas le premier sou) ;

l’insuffisance de nos recettes a conduit à développer, plus qu’en d’autres endroits, le recours à un bénévolat qui couvre près de 6 ETP, sans quoi la maison fermerait ;

la question de la légitimité d’associations comme les nôtres, trop petites aux yeux des pouvoirs et soumises à l’appétit sans fin des grosses « usines » sociales (SOS, HAS, API…), suffisamment proches du pouvoir pour se croire autorisé à toutes les formes de prédations ;

la révision du fonctionnement interne de l’instance de décision de l’association qu’est le Conseil d’administration, « découpé » en équipe plus fonctionnelles et doté d’un « conseil de présidence » pour mieux saisir nos réalités, plutôt que de tout organiser autour d’une personnalité charismatique mais trop seule. Une facilitation aussi pour la succession à la prise de responsabilité à la tête de l’association ;

le développement de propositions qui offrent  aux résidents (et à d’autres) de participer à des actions d’animation sur le territoire (Ferme en ferme, Civam, formations pro, ventes sur les marchés, Tiers-Lieux, etc.) : cela transforme en partie le regard des personnes extérieures sur les personnes qui vivent ici (RSB) et nous situe dans la réquisition actuelle d’actions territoriales pour être reconnus…

faut-il ajouter nos vieillissements : le mien qui m’incite au recul devant une nouvelle génération porteuse de renouvellements dont je ne suis plus tout à fait aussi capable ; le nôtre, globalement et à quelques exceptions près, qui rend difficile l’exercice de notre responsabilité associative : l’âge est aussi dans les jambes.

Par rapport à ces points de surveillance qui sont autant de points de ruptures possibles, sur quels piliers pensons-nous devoir assurer la présence de cette maison vers l’extérieur ? Et la volonté de maintenir nos propositions d’accueil aux moins favorisés d’une société de plus en plus élitiste ? « Partagez ! Donnez ! Tendez la main aux autres ! Gardez toujours un carreau cassé dans vos univers bien feutrés pour entendre les plaintes qui viennent de l’extérieur » disait l’Abbé Pierre. Ceux qui sont dans la maison ne sont plus les moins favorisés de notre société : où est notre carreau cassé ?


A l’intime

Alors, franchir les seuils ? En avons-nous l’envie, le courage, l’énergie ?

comment franchir le seuil des évolutions du monde autour de nous ? « Nous vivons dans l’oubli de nos métamorphoses », titrait JC Amiesen… Peut-être que le passé est un des seuils à intégrer pour vivre les métamorphoses suivantes ? L’évoquer peut, peut-être, nous renvoyer à nos origines et aux quelques intuitions (à vérifier) qui nous font être aujourd’hui ;

comment franchir le seuil des exigences accrues des institutions à notre égard ? Et le seuil de nos âges ? Celui du renouvellement des bénévoles et des salariés (seuil ou écueil) ?

comment réinterroger le « seuil » de notre mode de présence aux uns et aux autres, ne pas vouloir pour nous ce que nous n’offrons pas aux autres ? Ce qui pourrait se résumer par une question simple : quel est le seuil de la dignité de chacun ?

comment accepter de franchir le seuil premier, celui de nos abstractions normatives (auquel voudrait nous renvoyer les institutions, au nom de la sacro-sainte finance : plus de financement si vous n’entrez pas dans notre cadre ou si vous diffusez une philosophie différente). Un seuil qui dénude toute pensée, toute pratique de sa force d’être et de sa capacité à répondre à la réalité des demandes : « Je me moque de la peinture. Je me moque de la musique. Je me moque de la poésie. Je me moque de tout ce qui appartient à un genre et lentement s’étiole dans cette appartenance… Je cherche le surgissement d’une présence, l’excès du réel qui ruine toutes les définitions », écrivait Christian Bobin [2]. Belle invitation à prendre de la distance par rapport à nous-mêmes et à nos volontés sur les autres. Militer c’est accepter la part de l’autre ! Comment éviter de revendiquer, au nom de notre dissemblance, le geste qui nous rendrait inéluctablement différents ? Et quel prix sommes-nous prêts à payer pour cette distanciation vitale ? Changer notre regard n’est pas anodin ni sans souffrance.

Sans oublier, peut-être que le seuil a été et est comme lieu de résidence de beaucoup de nos résidents :

seuil de nos maisons (ce sont les trottoirs) où beaucoup ont séjourné avant de franchir le seuil de Carles ;

seuil culturel avec les mots des uns incompréhensibles pour les autres ou parlant de situations hors cadre pour beaucoup (emploi, alcool et autres, etc.) ;

seuil de formation en partie franchi par la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) et le travail fait (mais à reprendre) autour de sa mise en application ;

seuil de la capacité à prendre la parole en grand groupe, au milieu de grandes assemblées ;

seuil du regard des autres et de l’environnement sur leur réelle présence et capacités ; regard souvent construit à partir de celui qui regarde et donc possiblement hors propos, malgré nos désirs de bien faire…

Dans tout cela, quelle peut être la place de chacun dans cette maison ? Et par-delà cette maison, dans nos têtes et nos fonctionnements qui ne sont jamais innocents ? Comment faire toute sa place au vivant, à ses sources profondes, à ses réflexes de protection comme à ses volontés de grandir encore malgré tout ? Malgré nos idées sur tout et sur tous ?

Est-ce qu’un jour nous serons capables de faire sauter la distinction RSB pour une appellation plus collective ? Et alors, comment dénommer notre rencontre ?


Bestiaire

En mettant de l’ordre dans l’ordinateur, j’ai retrouvé un texte qui m’avait été confié en 2009. Il s’intitulait La cigale, le scarabée et la grenouille. J’ai eu envie de le reprendre pour partie.

« Par le génie de Jean de la Fontaine[3], la cigale chère à nos estivales oreilles,  est devenue chez nous le symbole de l’imprévoyance. Mais en Chine, elle est un signe d’immortalité. Une manière de nous signifier que « l’éphémère de tous les chants peut être porteur de plus que de lui-même : d’une éternité. De quoi nous réajuster à l’autre ! ». Métamorphose à anticiper !

« Bien plus tard, le libano-québécois Wajdi Mouawad [4] s’est intéressé au scarabée. Invité à une rencontre Foi et Culture[5], il développa avec passion ce qu’il avait découvert à la lecture des écrits du naturaliste méridional J.-H. Fabre. : « Le scarabée est un insecte qui se nourrit des excréments d’animaux autrement plus gros que lui. Le scarabée trouve à l’intérieur même de ce qui a été rejeté, la nourriture nécessaire à sa survie grâce à un système intestinal, dont la précision, la finesse, et une incroyable sensibilité surpassent celles de n’importe quel mammifère. De ces excréments dont il se nourrit, le scarabée tire la substance appropriée à la production de cette carapace magnifique qu’on lui connaît et qui émeut notre regard : le vert jade du scarabée de Chine, le rouge pourpre du scarabée d’Afrique, le noir de jais du scarabée d’Europe et le trésor du scarabée d’or, mythique entre tous (et bien sûr introuvable). » Wajdi Mouawad concluait qu’un artiste était comme un scarabée, trouvant dans les excréments même de la société, les aliments nécessaires pour produire les œuvres qui fascinent et bouleversent ses semblables.[6] Je ne suis pas loin de penser des choses semblables pour ce qui concerne le regard que tous nous devrions porter sur nos associations. Métamorphose encore, à envisager !

« Dans une création donnée dans la cour d’honneur du palais des papes en 2009, le polonais Krzysztof Warlikowski [7], de manière un peu c(r)hoatique, conte l’histoire d’une espèce particulière de grenouilles, vivant dans une région d’Australie, sujette aux pluies torrentielles et aux fortes sécheresses. A la saison sèche, voici les batraciens qui s’enterrent et se dessèchent jusqu’à se confondre avec la terre en attendant que la pluie vienne. Ils reprennent alors forme et vie, pour se montrer et vivre à l’air libre. » Métamorphose toujours, à attendre malgré le temps mauvais, des mentalités et des financements !

Et l’auteur de ces lignes prêtées (et quelque peu bousculées) concluait : « Ainsi, en est-il peut-être de Carles, de ce qui se vit et de ce qui le porte. « La pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle [8]. Que chacun et ensemble se reconnaisse cigale pour mieux nous ajuster à l’autre. Que chacun et ensemble s’étonne d’être un scarabée, à la carapace riche, trésor obtenu à partir de sa propre faiblesse. Que chacun et ensemble s’étonne d’être de ces grenouilles, vivantes, relevées, déjà ressuscitées. » Là, je ne peux pas ne pas penser à l’assèchement annoncé d’une part importante de nos financements !

Saurons-nous vivre dans l’éclat de ces métamorphoses, imposées comme autant de figures de vie et de beauté offertes pour tous ? Pour nous aider à ne pas « lâcher prise faute d’un peu de soleil et ne pouvoir porter sur les épaules, quelques heures, un fagot de nuages… » [9]


Questions pour prolonger

En petits groupes, partons maintenant reprendre telle ou telle question, telle affirmation pour faire avancer le projet Carles 2025 :

autour du mode de gouvernance de notre association ;

autour du questionnement sur notre capacité à améliorer nos prises en charge de la maison, par un meilleur accueil de tous ;

autour de notre capacité à augmenter notre autonomie financière.

« Parler pourtant est autre chose, quelquefois,

que se couvrir d’un bouclier d’air ou de paille…

Quelquefois c’est comme en avril,

aux premières tiédeurs,

quand chaque arbre se change en source

quand la nuit semble ruisseler de voix

comme une grotte… »

(Philippe Jaccottet,

A la lumière d’hiver, nrf, 1994, p. 45)

[1] Atelier d’écriture 2018-2019, p. 25.

[2] Christian Bobin, Pierre, nrf Gallimard, 2019.

[3] Lequel, notons-le, s’était inspiré de celle du fabuliste grec Esope, la fourmi et le hanneton.

[4] Artiste associé de la 63° édition du festival d’Avignon (2009).

[5] Rencontre du 21 juillet 2009, au centre Magnanen, animée par le P. Chave.

[6] On retrouvera cette réflexion dans le petit livre Voyage Pour le festival d’Avignon 2009, P.O.L, 2009, pp. 49-50, conversation entre W. Mouawad, H. Archambault et V. Baudriller.

[7] Avec la création (A)pollonia.

[8] Ps 117, 22 repris en Lc 20,17.

[9] Philippe Jaccottet, A la lumière d’hiver : pensées sous les nuages, nrf, 1994, p. 116.